Le fonctionnement actuel de l'économie mondiale souffre de déséquilibres de plus en plus flagrants qui affectent particulièrement les producteurs de produits agricoles tropicaux, victimes des politiques agro-industrielles basées essentiellement sur les rendements et le profit.
Les prix et les conditions d'achat leur sont imposés sans négociation et le plus souvent, ces prix d'achats ne couvrent pas même les coûts de production. Ainsi, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, sur les 840 millions de personnes qui souffrent de la faim en 2005, 800 millions sont des agriculteurs.
Le commerce est indispensable à toute société et fonde pour partie le lien social. Pourtant, son organisation actuelle se fait souvent :
à l'insu du producteur comme du consommateur : le producteur ne connaît pas la destination de son produit ; le consommateur en ignore la provenance réelle,
au détriment du producteur et du consommateur : les intermédiaires les plus puissants (grandes marques commanditaires, groupes industriels, organismes financiers, grands distributeurs, centrales d'achat) imposent leurs règles, leurs prix, voire même leurs produits, aux producteurs comme aux consommateurs.
Le commerce devient ainsi un strict enjeu de pouvoir et de profit privé lié à la spéculation à court terme. Le plus souvent inéquitable, il banalise une relation de dominant - dominé. Les conséquences en sont insupportables pour les êtres humains comme pour l'environnement social, économique, écologique et culturel.
Face à ce constat, l'objectif du commerce équitable est de permettre aux producteurs et aux consommateurs de vivre leur dignité et leur autonomie, en retrouvant la maîtrise et le sens de leurs actes. (Extrait de la Charte de la PFCE)